Le stress chronique favorise le développement du cancer du sein chez les souris, selon une étude de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Les chercheurs ont découvert que le cancer des souris exposées au stress se développait 30 fois plus vite que chez les autres.

D’après les scientifiques, le stress transforme les cellules immunitaires qui essaient de combattre le cancer en cellules aidant à sa propagation.

Ce que nous avons montré pour la première fois, c’est que le stress chronique permet aux cellules cancéreuses de s’échapper de la tumeur originelle et de coloniser des organes éloignés. Non seulement nous avons montré cela, mais en plus nous avons montré comment le stress communique avec la tumeur et l’aide à se propager», a expliqué la chercheuse Erica Sloan dans un communiqué.

L’étude, publiée dans le Cancer Research Journal, ne dit pas que le stress provoque le cancer, a souligné Erica Sloan, mais qu’il peut l’aider une fois qu’il s’est déclaré.

«Le stress aide le cancer à sauter par-dessus la barrière et à se propager dans le reste du vaste territoire que représente le corps», a-t-elle ajouté.
Une autre étude venant de l’équipe de l’Institut de Biologie de l’Académie des Sciences de Chine (CAS) à Shanghai, dirigée par Pei Gang de l’Institut de Biochimie et de Biologie Cellulaire, vient de démontré que l’activation du récepteur adrénergique bêta-2 (bêta2-AR) entraînerait la formation des plaques amyloïdes, principale cause de la maladie d’Alzheimer.
Des études précédentes avaient montré que des substances appelées amyloïdes bêta (A-bêta) pouvaient s’accumuler et former des lésions cérébrales caractéristiques d’un Alzheimer. L’équipe de la CAS a découvert que les bêta2-AR pouvaient provoquer la formation de A-bêta par la stimulation de la gamma-sécrétase. Des expériences sur des souris ont montré que la formation de plaques amyloïdes était favorisée par un traitement à base de molécule agoniste du bêta2-AR (interagissant avec ce récepteur membranaire et l’activant) et réduite par un traitement à base de molécule antagoniste (interagissant mais bloquant son activité) qui pourraient ainsi entrer dans la composition de possibles traitements.

Enfin, puisque les bêta2-AR sont responsables de la communication entre cellules, leur activation par des facteurs extérieurs comme le stress peuvent aussi conduire à la formation de plaques amyloïdes puis à l’Alzheimer.

source Agence QMI et Ambassade de France en Chine

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