Cette journée fait suite à la journée organisée le 8 juin 2009 au Sénat à Paris.
Il s’agit d’une journée d’étude au cours de laquelle sont invités des personnalités extérieures au réseau. La journée INNOVATION 2010 est ouverte au public et aux média.
« L’entreprise n’a qu’un seul objectif : la maximisation du profit ». Cette maxime libérale est remise en question par le concept de la responsabilité sociétale. Outre le profit, l’entreprise poursuit aussi, de manière de plus en plus prégnante, des objectifs d’ordre social et environnemental. Aussi parle-t on, depuis plusieurs années, de la responsabilité sociale des entreprises. Ainsi, à côté de multiples initiatives entrepreneuriales, la définition d’une norme de responsabilité sociale et environnementale (la norme ISO 26 000) est en discussion depuis le début des années 2000 pour cadrer l’ensemble des pratiques et contribuer à leur diffusion.
Dans un contexte économique, social et environnemental difficile, nombre d’entreprises multiplient les initiatives : recyclage des déchets, énergies propres, recherche des sources et réduction des gaspillages, promotion du covoiturage auprès des salariés, protection de l’environnement, prévention du travail des enfants dans les pays en développement et amélioration de leur accès à l’éducation, développement de campagnes de vaccinations préventives destinées aux salariés, etc. La plupart des grandes entreprises,
quels que soient leur nationalité et leur secteur d’activité (automobile, énergie, agro-alimentaire, cosmétiques, électroménager, etc.), se sont lancées dans cette voie depuis plusieurs années. Les enjeux sont très importants car tracer les frontières de l’entreprise sont devenues plus que jamais complexes et floues (relations de sous-traitance sinueuses, multiplication des partenariats et réseaux mondiaux d’entreprises, participations financières multiples et entrecroisées, etc.). Ainsi, une entreprise peut par exemple (sans le savoir ?) faire travailler des enfants à plusieurs milliers de kilomètres de son siège social, ou encore « exporter » ses sources de pollution ou ses productions dangereuses. Pourtant, toutes les parties prenantes sont concernées : actionnaires, salariés, consommateurs, riverains des entreprises, entreprises sous-traitantes, etc. Ainsi, instaurer une vraie politique de responsabilité sociétale requiert de la part de l’entreprise de mettre à plat son organisation et ses relations avec l’extérieur de manière radicale. Mais, entre le discours et les bonnes intentions, que recouvre en réalité la responsabilité sociétale des entreprises ? Entre les mesures annoncées par les dirigeants des grandes entreprises et leur mise en pratique, quels sont les effets obtenus en termes de réduction des gaz à effet de serre, de gaspillage d’énergie, de réduction du stress au travail, etc. ?
Quelles sont les entreprises qui ont pu relier les différentes dimensions de la responsabilité économique, sociale et environnementale ?
Quelles sont les entreprises remarquables ? Leurs expériences sont-elles susceptibles de faire école ?
Dans un contexte international marqué par l’urgence économique de la résolution des questions environnementales, les politiques de responsabilité sociale constituent-elles une véritable réponse ?
L’objectif de cette journée est de faire le point sur les expériences notoires des grandes entreprises sur le sujet et de décrire leurs effets sur les plans économique, social et environnemental. Sur quels principes s’appuient-elles ?
La réalité entrepreneuriale est-elle conforme aux principes théoriques ?
Quelles sont les perspectives réelles de développement et de multiplication des pratiques responsables ? Doit-on se limiter à des pratiques individuelles «vertueuses» ici ou là, ou doit-on au contraire converger vers des normes plus contraignantes et plus globales ?
Comment conjuguer développement durable de l’économie avec développement durable de l’entreprise ?
Quels changements sociétaux doit-on opérer ?

Inscription Journée d’étude du RRI : 7 juin 2010

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