Les personnes en contrat précaire (CDD, Intérim ou saisonnier) sont plus confrontées à la dépression que les personnes en CDI, selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publié ce mardi 23 février. L’étude révèle par exemple que 15,3% des femmes en CDD présentent des troubles dépressifs, contre seulement 10,4% des femmes en CDI.

Les hommes ayant un contrat à durée limitée sont également plus touchés par les troubles dépressifs que les hommes en contrat à durée indéterminée. Ainsi, ils sont 14,6% en CDD à présenter des troubles de la dépression, contre 13,7% des hommes en Intérim, 12,5% des hommes à leur compte et 11,3% en CDI.

L’étude révèle également une forte association entre la situation sociale des personnes étudiées et la dépressivité. Ainsi, 15,8% des hommes non diplômés présentent une forme de dépressivité, contre 9% qui possèdent au moins leur baccalauréat. De même, 15,4% des femmes dont le revenu annuel figure parmi les revenus les plus bas (inférieur à 6.700 euros) affichent des troubles dépressifs, contre 7,3% des femmes dont le revenu annuel est supérieur à 27.400 euros.

Enfin il existe des différences importantes entre les groupes socio-professionnels. Alors que les cadres sont les moins touchés par les troubles de la dépression (7,8% des hommes et 7,6% des femmes), les ouvriers non qualifiés sont les travailleurs les plus exposés (15,5% des hommes et 12,2% des femmes).

Cette étude menée par Gaëlle Santin de l’InVS à partir des données de l’Enquête décennale santé 2003 a été réalisée auprès de 11.895 actifs au travail.

http://www.invs.sante.fr/beh/2010/07/beh_07_2010.pdf

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