Depuis janvier 2010, le premier observatoire de la santé des dirigeants de PME  est chargé d’évaluer la souffrance patronale. Un concept nouveau que défend Olivier Torrès, chercheur en gestion des entreprises.

Alors que la souffrance des salariés fait l’objet d’un grand débat de société actuellement –suite à la médiatisation des récents cas de suicides parmi les employés de France Télécom notamment – Olivier Torrès, chercheur associé à l’EM Lyon, n’hésite pas à aborder la question de la souffrance patronale.

« C’est très bien qu’on s’empare du suicide salarial comme fait de société. Mais quand un artisan se pend, ça fait dix lignes dans le journal local », explique Olivier Torrès sur Eco89.

Le sujet de la souffrance patronale fera même prochainement l’objet d’une surveillance puisque Olivier Torrès inaugurera d’ici deux mois le premier observatoire national de la santé des dirigeants de PME.
D’après lui, la souffrance de ces chefs d’entreprise est trop sous estimée, négligée, alors même que la surcharge de travail, le stress qu’ils endurent et la solitude dans laquelle ils sont la plupart du temps contraints à prendre leur décision les rend potentiellement vulnérables. Et quand on connaît l’importante proportion de PME en France, l’enjeu est de taille.

Au cours de l’année 2010, l’observatoire devrait donc produire des études pour nous éclairer sur la santé des dirigeants de PME et dans quelle mesure ses évolutions ont un impact sur leur façon de travailler ou de manager leurs salariés.
Pour l’anecdote, l’observatoire sera nommé Amarok du nom d’une légende esquimau sur l’importance de la préservation des ressources qui font vivre la société, ici les PME et leurs patrons.

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