Lors de son « grand oral », qui s’est déroulé le 13 janvier, le commissaire désigné à l’Emploi, aux Affaires sociales, Laszlo Andor, a exprimé son intention de « renforcer la dimension sociale de l’agenda de l’Union européenne » et de défendre « un modèle social européen équitable, durable et participatif ».

Interrogé sur la stratégie européenne en santé et sécurité au travail, qui est à mi-parcours, le candidat commissaire a annoncé son souhait « d’accélérer le travail dans ce domaine et de présenter de nouveaux textes législatifs sur un ou deux problèmes dès cette année ». Très clair sur une initiative rapide sur le tabagisme, il a laissé entendre que l’autre sujet devrait être celui des maladies liées aux troubles musculo-squelettiques. En revanche, pour les autres risques évoqués par les eurodéputés (champs électromagnétiques et nanotechnologies), le commissaire a répondu que « nous avons besoin de temps à défaut d’avoir des informations scientifiques suffisantes ».

Variant quelque peu par rapport au discours habituel de la Commission européenne, M. Andor a clairement affirmé, en réponse à la question d’un député conservateur britannique sur l’impact négatif de la législation sociale sur les coûts des entreprises et l’emploi, qu’il « ne considère pas la législation sociale en termes de fardeau pour les entreprises, mais en termes de protection des droits des travailleurs et de leur santé et sécurité ».

Source : Planet Labor

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