Les différents pays européens développent de nombreux instruments, méthodes et outils destinés à faciliter la mise en oeuvre de la prévention des RPS, en matière d’analyse de l’environnement de travail et d’évaluation des risques, qui prennent en grande partie la forme de questionnaires. Il est donc parfois difficile de faire le tri et de juger de leur efficacité.
Nombre d’entre eux sont basés sur une combinaison des modèles de savants tels que ceux de Karasek ou encore de Siegrist et interrogent sur l’équilibre exigences du travail -ressources, les relations interpersonnelles, le degré de
contrôle sur le travail, etc.
Pour la Belgique, une liste d’outils est disponible sur le site :
http://www.respectautravail.be/fr/toolkit

On peut citer à titre d’exemple le Short-Inventory on Stress and Well-being (S-ISW), qui permet de réaliser un court inventaire sur le stress et le bien-être au travers d’un questionnaire, afin d’identifier rapidement et facilement les facteurs de RPS et étudier leur impact sur le bien-être au travail. Développé par une société spécialisée, cet outil a bénéficié d’un financement du Fonds Social Européen (FSE) et du soutien du ministère belge de l’Emploi.
Plus d’informations sont disponibles sur le site:
http://www.iswlimits.be/fr/iswonline/platform.asp.
Toujours en Belgique, la méthode WOCCQ (WOrking Conditions and Control Questionnaire)(http://www.woccq.be/), élaborée par l’Université de Liège et soutenue par le ministère de l’Emploi, vise à un diagnostic collectif des RPS. Basée sur une définition du stress, elle comprend 3 questionnaires :

l’un permet de mesurer le niveau de stress, le second (le WOCCQ à proprement parler) mesure le niveau de contrôle du travailleur sur six aspects du travail (“les ressources disponibles, la gestion de la tâche, les risques, la planification du travail, la gestion du temps, l’avenir”) et le troisième permet d’effectuer un “relevé des situations à problèmes”,  sous forme de question ouverte sur les situations de travail qui sont sources de stress d’après le travailleur. Des  conseils sur une méthode d’accompagnement et sur l’élaboration du rapport de présentation des résultats sont également disponibles, ainsi qu’une base de données des résultats.
Enfin, l’on peut citer le Negative Acts Questionnaire (NAQ), mis au point par Einarsen et Raknes en Norvège en 1997 et repris en Belgique, qui permet d’objectiver le harcèlement moral au travail en donnant une image de la  prévalence de celui-ci dans l’entreprise.
Au Danemark, un questionnaire dit “de Copenhague”(1) a été développé par le National Research Centre for the  Working Environment (Centre de recherche national sur l’environnement de travail) et repris au niveau européen notamment par l’Espagne (par l’Institut syndical du travail, de l’environnement et de la santé). Il existe en version plus ou moins longue pour des utilisations différentes : la version longue est destinée aux chercheurs, la version moyenne aux professionnels en SST et la version courte aux entreprises. Il permet d’évaluer les facteurs psychosociaux au travail, le bien-être des travailleurs et certains facteurs personnels. Un “Baromètre du stress” a également été développé par les partenaires sociaux, pour mesurer le degré de stress chez les employés(2). Il est utilisé par les institutions gouvernementales.
En France, un outil disponible sur le site http://www.travailler-mieux.gouv.fr/risques_ps/index.html, présenté sous la forme d’un tableau interactif, permet d’obtenir des informations de prévention sur des cibles d’actions différentes (exemple : la charge de travail) en fonction de différents facteurs organisationnels (exemple : les exigences du travail et son organisation) et du niveau d’action préventive (prévention primaire et tertiaire). L’utilisateur a la possibilité de sélectionner des cibles d’action, en fonction de ces deux critères. Le ministère du Travail met également à disposition “l’Auto questionnaire SUMER 2009”(3), qui interroge le salarié sur son bien-être mental, des dimensions du travail susceptibles d’influencer son bien-être mental, sa santé physique, ses arrêts maladie éventuels…

(1)   http://hesa.etui-rehs.org/fr/newsletter/files/2002-19p52-54.pdf

(2)   Partenaires sociaux européens, Implementation of the European autonomous framework agreement on work-related stress, 18 juin 2008

(3)    http://www.travail-solidarite.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-dares/statistiques/sante-au-travail/enquetes/sumer-2009-collecte.html

Publicités