La semaine dernière, une interview du CEO de SunGard, Cristobal Conde, pour le New York Times intitulée « Structure ?  The flatter, the better » a pas mal fait parler d’elle .

Pour lui les organisations top-down existent, car auparavant seul le top possédait l’ensemble des informations pour pouvoir prendre les décisions. De plus, si avant souvent les différentes entités locales étaient plus ou moins indépendantes. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui, maintenant elles sont interdépendantes et les collaborateurs ont accès à l’ensemble des informations.

Il faut donc penser plutôt à organiser la collaboration afin de permettre aux gens d’être reconnu pour leurs apports. Il ne s’agit pas de leurs rôles/niveau dans l’organisation, mais bien de reconnaissance par les pairs. Une forte incitation au delà des questions de rémunération et qui mérite largement d’être utilisé.

De nombreuses plateformes collaboratives permettent d’identifier la paternité de telle idée ou telle action, au management de mettre en valeur leurs auteurs. Il est intéressant de noter que pour le CEO de Sungard, un outil comme yammer (twitter interne) participe pleinement à cette acculturation collaborative, par son rôle de dissémination de l’information et conversationnel. Lui même l’utilise pour donner les retours des clients qu’il rencontre, de manière simple et moins formelle.

Il revient aussi sur la question d’une culture trop top-down conduisant souvent à du micro-management (conséquence d’une absence d’autonomie). Il est intéressant de noter dans son analyse ce cercle vicieux qui s’instaure. Avec ce besoin de contrôle, de prise de décision pour tout, vous faîtes fuir vos meilleurs collaborateurs. Si vos meilleurs collaborateurs vous quittent, vous avez moins confiance dans les capacités de ceux qui restent, donc vous micro-managez pour vous rassurer.

La question du feedback est aussi importante, notamment par les N-2, N-3. En allant à leur rencontre, non seulement il participe à leur développement (un des piliers, si ce n’est le premier pilier du rôle de manager, faire grandir ses équipes), mais aussi acquière une meilleure vue de son organisation et récolte de bonnes idées.

Enfin pour finir, l’idée que ce CEO demande à son assistante de lui préserver du temps dans son agenda pour lui, pour prendre du recul, réfléchir. Dans une société croulant sous « l’infobésité », savoir débrancher, réfléchir, c’est quelque chose de facile, du bon sens tout simplement, que malheureusement le travailleur de l’information oublie de plus en plus souvent.

Basé sur l’article de MR Anthony Poncier ,

interview complète ici :

http://www.nytimes.com/2010/01/17/business/17corner.html?pagewanted=1&ref=todayspaper

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