Cette enquête a été réalisée dans six pays européens : la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, la France, l’Irlande, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. 50 % des employés à temps plein disent avoir un comportement différent au travail et dans la vie privée. Un tiers des candidats affirment changer de personnalité lors de leur entretien d’embauche, 40 % ont une image de leur manager différente de celle qu’ils se faisaient pendant cet entretien.

Si les Britanniques arrivent largement en tête (64 %), les Français ne sont pas en reste : 46 % reconnaissent modifier délibérément leur attitude au travail.

Ce phénomène que les psychologues nomment la « désirabilité sociale », technique par lequel les individus tentent de contrôler l’image que les autres ont d’eux, n’est pas sans conséquence puisqu’il nuit à l’engagement personnel et contrarie les potentiels. Ainsi, 35 % des employés trouvent qu’il est éprouvant de changer de personnalité en fonction des situations. 28 % considèrent même que cela accroît leur niveau de stress. De ce fait, leur productivité et leur performance peuvent s’en trouver affectées.

extrait :

« Faire preuve d’une personnalité différente sur le lieu de travail accroît le stress de trois travailleurs sur dix!

Plus d’un tiers des salariés européens (35%) estime que changer sa personnalité en fonction de l’environnement est source de fatigue. Quatre femmes sur dix (39%), par opposition à trois hommes sur dix (32%), ressentent cette fatigue. Ceux qui exercent dans le monde caritatif et dans le secteur associatif sont les plus enclins à ce type de souffrance, avec plus de la moitié (51%) qui admet un surmenage induit par la prise de visages différents au travail.
Près de trois salariés sur dix (28%) vont plus loin et reconnaissent qu’être ouvertement  conscients de la manière dont ils “devraient” agir a accru le stress dans leur travail. Au Royaume-Uni, cette proportion monte à 39% des salariés ; elle est de 37% en Irlande et en France. Curieusement, seuls 15% des Danois ont l’impression que jouer un rôle a augmenté le niveau de stress sur leur lieu de travail.Il n’est dès lors pas surprenant que tout ce stress influe sur la productivité et la performance.Les trois quarts (74%) de ceux qui se sentent stressés en raison des changements de leur personnalité reconnaissent que cela a entraîné des conséquences négatives sur leur travail. Les hommes ont davantage tendance à ressentir cela que les femmes (80% contre 68%, respectivement) – avec un pic de près de neuf sur dix (87%) chez les hommes âgés de 40 à 49 ans.  »

étude complète ici : http://www.neodialogue.fr/wp-content/etudequidupequi.pdf

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