Il y a quelque temps, j’avais écrit sur l’I R B (L’indice relatif de bonheur)  inventé par un québécois Pierre Coté.

https://stayzen.wordpress.com/2009/09/14/l%E2%80%99indice-relatif-de-bonheur-irb/

Et bien une chercheuse Md  Claudia Senik  du Paris School of Economics et Université Paris-Sorbonne vient de publié en novembre 2009 un texte  qui a bénéficié des discussions menées au sein du Groupe de travail du Centre d’Analyse Stratégique: «santé mentale et déterminants du bien-être » .

En voici un extrait :

« Les Français se déclarent moins heureux que la plupart des Européens. Yann Algan et Pierre Cahuc (2007) ont suggéré que cette insatisfaction prenait sa source dans l’absence de confiance qu’ils s’accordent les uns aux autres, ainsi qu’aux institutions de leur pays. Sans vouloir exclure cette interprétation, il est important de noter que des enquêtes de plus en plus nombreuses montrent que l’insatisfaction des Français revêt une grande généralité, au-delà de la question de la confiance ; elle culmine en ce qui concerne le monde du travail. Il apparaît également que la France ne constitue pas un cas isolé mais que sa position est partagée par d’autres pays tels que l’Italie, l’Allemagne et le Portugal. S’agit-il d’un artefact lié à la manière de répondre à ce type de questions ou peut-on identifier des domaines dont lesquels les Français sont particulièrement insatisfaits ? …

A la question « Globalement, à quel point diriez-vous que vous êtes heureux ? », les individus devaient répondre en se situant sur une échelle graduée allant de 0 à 10, où 0 correspondait au label « extrêmement malheureux » et 10 au label « extrêmement heureux ».
Peu de gens se déclarent « extrêmement malheureux », si bien que pour ce type de question, la moyenne est traditionnellement autour de 7 ou 8. Dans l’enquête ESS, elle est de 7.2 en moyenne sur les trois vagues (avec un écart-type de 1.9).
Ce sont les habitants des pays de pays d’Europe centrale et orientale, anciennement socialistes, qui se déclarent en moyenne le plus malheureux. La moyenne la plus basse est atteinte par les Bulgares (5.3) suivis des Ukrainiens (5.8), tandis que le record le plus haut est atteint par l’Islande (8.6) suivi de près par le Danemark (8.3). Du fait de la présence des pays de l’Est, le niveau de bonheur déclaré par les Français se situe exactement dans la moyenne de
l’échantillon (on ne reproduit pas ici les différences démographiques, autrement dit, chaque pays a le même poids dans le calcul de la moyenne); sans ces pays, la France serait très proche du bas de l’échelle. Il ne s’agit pas d’une distribution des réponses systématiquement décalée vers le bas : les Français se placent moins souvent que la moyenne des pays européens sur les deux échelons les plus élevés (9 et 10), mais ils délaissent également les
échelons les plus bas (de 0 à 3) : la tendance française est plutôt de choisir des échelons médians.

l’étude complète ici

Publicités