En relisant les  échos je suis tombé sur cet article ,qui pour une raison que j’ignore, m’avait échappé !

Il résume assez bien la difficulté de trouvé de « VRAIE » et bon coach !

Nota : j’en ai un ou 2 dans mon carnet !!

c’est gratuit !! 😉

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Trouver un coach sérieux reste une opération difficile. Attention aux risques de dérapage.

Dans un village situé à une soixantaine de kilomètres de Rouen, une pancarte indique « coaching ». En réalité, il s’agit… de la voyante locale, qui donne ainsi une touche de modernité à ses prestations. « Cette situation caricaturale résume tout le problème d’une profession qui ne brille pas par son sérieux », se désole Elena Fourès, fondatrice du cabinet Idem Per Idem. Trouver un coach sérieux reste en effet difficile. « De piètres managers, qui ont tout essayé et tout raté, ont le toupet de vouloir, du jour au lendemain, aider les autres ! »,s’insurge Sandrine Lilienfeld, présidente de NafNaf. On soupçonne certains coachs de s’être acquittés du prix d’une formation sans pour autant s’y être rendus avec assiduité, puis d’en faire une large publicité sur leur site Internet. L’appartenance à un syndicat professionnel n’est pas non plus une garantie suffisante, puisqu’il suffit de payer une cotisation pour y adhérer, en dépit des garanties déontologiques affichées (charte, système de réviseurs, etc).

Second du dirigeant

Quant à la mise en avant d’une grande qualité d’écoute, elle reste insuffisante. Beaucoup se méfient des coachs trop psy, « payés par l’entreprise pour s’immiscer dans des aspects privés, quasiment une forme d’abus de bien social en vérité ! »Une analyse que rejette Michel Levionnois, expert en management et psychosociologue : « Le psy curatif est supportable, il permet de déculpabiliser le collectif. En revanche, le psy préventif dérange, car il est plus difficilement instrumentalisable », relève-t-il. Défiance aussi vis-à-vis des coachs d’origine sportive. Oui, en effet, à l’esprit d’équipe mais, pour le reste, en sport, on fait des exploits puis on disparaît. Le dirigeant, lui, n’est pas là pour battre des records, mais pour produire des résultats dans la durée.

Enfin, il y a les coachs qui s’aventurent sur le terrain spirituel. « Pourquoi interdire les références à la Bible, à Jésus ou encore aux Ancien et Nouveau Testaments dès lors que ça me convient ? » estime un dirigeant sous couvert d’anonymat. « A surinvestir dans le quantitatif et le court terme, je me suis desséché spirituellement. »

Les risques sont cependant grands de voir le coach se transformer en gourou ou bien en consultant ou en manager de transition, voire se muer en second du dirigeant. Il arrive aussi qu’il s’infiltre dans l’entreprise pour y jouer l’« oeil de Moscou ». Ou encore qu’il réussisse à transformer une relation professionnelle en amitié. « Quand on ne peut perdre la face ni devant nos pairs ni devant nos subordonnés, quel risque y a-t-il alors à faire de son coach un ami ? » demande un coaché. Celui de lui faire perdre sa neutralité face à un interlocuteur devenu… client captif. » » »

M. J., Les Echos
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