Le Mr Emploi et Travail du PS, Alain Vidalies, a ainsi monté récemment un groupe de travail d’une quinzaine d’experts – composé de hauts magistrats, de statisticiens de l’Insee, d’agents de Pôle emploi, de syndicalistes, d’avocats, de chefs d’entreprise de l’économie sociale, de DRH – pour faire rapidement des propositions sur cette « préoccupation majeure » des Français. « On a fait une erreur collective sur cette question, m’a expliqué ce mercredi le député socialiste des Landes. Nous l’avons trop traitée depuis la Libération sous l’angle de la réparation et avons trop focalisé sur l’aspect de la création d’emploi. Nous devons aujourd’hui angler notre réflexion sur la dignité ou le bien-être au travail. »

Le groupe Vidalies travaille sur le rôle et l’expertise des CHSCT en matière de conditions de travail, sur l’organisation du travail en elle-même, les obligations dans les TPE… Une première version du texte socialiste devrait être prête début décembre -le groupe Vidalies doit d’abord confronter ses propositions avec celles du groupe sur la santé au travail et la sécurité sociale conduit par la députée Marisol Touraine- et tourner autour de la médecine du travail pour parvenir à une « logique de meilleure prévention » des risques.

L’objectif secondaire ?

Griller la politesse à la mission sur la souffrance au travail – lancée début octobre par les groupes UMP et Nouveau Centre de l’Assemblée nationale, et portée par  Jean-François Copé – dont les conclusions sont attendues pour le 16 décembre. Jusqu’alors restée discrète, Martine Aubry, la première secrétaire du PS -par ailleurs ancienne directrice du Travail et ministre du Travail sous le gouvernement Jospin entre 1997 et 2000-, devrait s’exprimer prochainement, la question de la souffrance au travail étant au menu du bureau national du parti mi décembre.

 

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