Bonjour à tous et merci pour votre fidélité, car si j’en juge par les statistiques du bloc vous etes une moyenne de 25 à 30 personnes par jour a me lire et plus de 600 visites cumulées par mois .

Encore merci !!!!!!

hier j’ai pu publier le questionnaire créé par le cabinet Technologia  et qui a été diffusé très largement aux salariés de France Telecom.

J’ai pu le faire car celui-ci a déjà été relayé par la presse magazine française. Mais ce que peu de gens savent c’est  quelle est la méthodologie d’analyse qui découle ensuite de la lecture de ce questionnaire.

Le cabinet a utilisé le modèle de « Karasek » pour analyser les données de l’enquête. Ce modèle croise deux familles de facteur de stress :

– la demande psychologique (contraintes liées à l’exécution de la tâche, quantité, complexité, temps, etc.)

– la latitude décisionnelle (contrôle que l’on a sur son travail et utilisation des compétences)

Le profil Demande psychologique forte/Latitude décisionnelle faible (profil dit « job strain », c’est-à-dire « travail tendu » ou « travail sous pression ») est la population à risque sur le plan psychique.

Un autre facteur, le « soutien social » est également pris en compte.

Le cabinet a combiné ensuite le modèle Karasek avec le modèle « Siegrist ».

Le modèle de Siegrist est basé sur le déséquilibre Efforts / Récompense.

Les efforts sont de deux sources : extrinsèque (exigence physique et psychologique du travail),intrinsèque (facteurs d’investissement dans le travail propres à la personnalité de l’individu).

Les récompenses sont de trois sortes : estime reçue,salaire,évolution professionnelle.

Ce modèle, très simple dans ses fondements, parait avec le recul correct pour comprendre des comportements complexes (plus d’info : google, Siegrist).

Les efforts excessifs seuls (ex travail 12h par jour) impactent la santé physique, mais c’est l’absence de reconnaissance en retour (déséquilibre Efforts / Reconnaissance), qui est déterminant sur le plan psychique.

Je reste malgré tout surpris qu’il ne soit pas utilisé d’autres méthodes leur disposition :

LE MODELE DE « P-E fit »

Le modèle « P-E fit » (Person-Environment Fit) signifie littéralement le modèle de l’ajustement (ou adéquation) entre la personne et son environnement. Il est également d’origine nord-américaine, et date de la fin des années 70, début des années 80. Il est surtout utilisé dans le domaine de la recherche en psychologie sur le stress au travail. Dans ce modèle, l’état de stress est expliqué comme le résultat d’une absence d’adéquation entre environnements de travail (variant dans leurs exigences et leurs récompenses) et les personnes (variant dans leurs attentes et leurs aptitudes).

LE MODELE DE LAZARUS & FOLKMAN

Un consensus existe sur le fait que le stress implique nécessairement un sujet actif, qui réagit, en fonction de sa subjectivité, face à son environnement (de travail) et aux événements majeurs et quotidiens de sa vie professionnelle. La personne ressent du stress lorsqu’elle perçoit un déséquilibre entre les contraintes imposées par son environnement et ses ressources pour y faire face.

Le modèle transactionnel (également nord-américain) proposé par Lazarus et Folkman (à partir de 1984) met l’accent sur les processus d’évaluation de la situation, c’est-à-dire sur l’activité mentale (cognitive) de la personne en situation de stress. Il est utilisé dans le domaine de la recherche en psychologie sur le stress au travail. Cette activité cognitive est schématisée et commentée ci-dessous.

Face à une solution qui lui pose problème, la personne évalue d’abord l’enjeu de la situation : représente-t-elle une perte, une menace, un défi ? Il s’agit du stress perçu (ou évaluation primaire). Elle évalue ensuite les ressources dont elle dispose pour agir, répondre et éventuellement intervenir sur la situation qui lui pose problème. Il s’agit du contrôle perçu (ou évaluation secondaire). Enfin, cette appréciation personnelle de l’enjeu et des ressources permet à la personne d’orienter ses réponses face à cette situation de stress. On parle alors de stratégies d’adaptation ou d’ajustement au stress

À ce stade je reste à être très clair sur le fait que je publie ces informations :

-premièrement elles sont à disposition de tout le monde et libres d’accès sur Internet

– je ne cherche nullement à déprécier le travail de ces cabinets, bien au contraire mais a montré et surtout, preuve à l’appui démontré qu’ils se basent sur des méthodes et des fondamentaux solides.

Ensuite je préciserai que ce n’est pas parce que vous avez les livres de recettes d’Alain ducasse que forcément vous en avez le tour de main.

La véritable valeur ajoutée de ces entreprises vient surtout de la capacité, la faculté, d’analyse, de concertation et d’interprétation des résultats.

On peut certes s’en inspirer mais de là à voir un résultat aussi précis et circonstancié ……

il y a un pas que je ne franchirai pas !

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