À considérer la vitesse avec laquelle la technologie numérique investit la société et en modifie les habitudes, on peut se demander quel est l’avenir du travail tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Selon Paul Saffo, un futurologue de renom,  les technologies numériques vont transformer le travail en une chaîne mondiale d’approvisionnement en talents, pour permettre, à la demande, d’effectuer des tâches soigneusement planifiées. Il ajoute qu’«un travail est un ensemble de privilèges et d’obligations que le numérique permet de décomposer et de recomposer en fonction de nos compétences personnelles, des tâches à accomplir et des objectifs des sociétés pour lesquelles nous travaillons».

Thomas Malone, professeur au MIT et auteur de l’Avenir du travail poursuit en ce sens : «Supposez que vous pouviez disposer d’un nombre sans limite de gens et d’ordinateurs connectés de toutes les manières possibles pour accomplir une tâche, comme concevoir une voiture, prendre soin de malades dans un hôpital ou diriger une banque, comment vous y prendriez-vous ? Si vous pouviez faire cela, je pense que nous aurions des organisations très différentes de celles que nous connaissons aujourd’hui. On aurait des sociétés avec des centaines de personnes passant chacune quelques minutes pour accomplir certaines tâches. Ou bien vous auriez des sociétés où beaucoup des choses que nous faisons aujourd’hui seraient faites par des ordinateurs situés à l’autre bout du monde, supervisés par un petit nombre de gens situés à différents endroits».

Et la médecine dans tout cela ?

Malone explique que :

«Cela offrirait d’intéressantes perspectives dans le domaine de la médecine, par exemple. Plutôt que toute l’expertise réside dans l’esprit d’une personne penchée sur votre lit, vous pourriez bénéficier d’un processus et d’une somme d’expertises venant du monde entier. C’est la même chose pour une foule de chose que nous faisons dans le domaine de l’entreprise».

Mais, «Toutes ces technologies ne se substitueront pas à l’interaction en face à face », rétorque Charles Grantham, directeur d’un programme sur le travail collaboratif. Le numérique modifiera sans aucun doute la nature du travail mais non la nature humaine.

je redoute le pire !

La dure réalité du moment à laquelle il faudrait se résoudre, c’est celle du démantèlement des systèmes sociaux, de la flexibilité du travail, de la précarité de la vie, de la mobilité à outrance, de l’augmentation du stress et de la pression compétitive, de l’individualisme le plus exacerbé !

Autre point de vue L’avenir du travail, sous la direction de Jacques Attali, avec le concours de Pierre Cahuc, Fançois Chérèque, Jean-Claude Javillier, Phlippe Lemoine, Luc-François Salvador, Dominique Turcq, Philippe Vivien. Institut Manpower, Fayard, 2007.

Ce livre est le rapport d’un groupe de réflexion sur l’avenir du travail. Par nature, il est donc construit de manière un peu confuse : les idées se succèdent un peu arbitrairement au gré de la conversation, et on passe sans transition d’idées très générales à des exemples anecdotiques.

Une vision disons plus « naive « a mon sens qui ne tient pas forcement compte ni des problèmes écologiques ,ni de cette fameuse nature humaine qui touche a la destruction !

Mais ce livre  a cependant le grand mérite d’exister et d’ouvrir des pôles de réflexions dont certaines ressemblent étrangement au travaux de l’OIT .

Sources :
http://www.businessweek.com/magazine/content/07_34/b4047426.htm
http://www.saffo.com/journal/index.php
http://ccs.mit.edu/malone/
http://www.thefutureofwork.net/

Publicités