« Etes-vous fumeur ? » sera bientôt la question piège qu’il faudra éluder en entretien d’embauche, à grand renfort de parfum et de chewing-gums. Et ce notamment pour les candidats cadres.

En effet, les résultats d’une enquête réalisée en juin auprès de 1950 personnes représentatives de la population active par l’Office Français de prévention du Tabagisme accablent les salariés fumeurs :

ils arriveraient avec un quart d’heure de retard par rapport aux non-fumeurs

déclareraient plus d’accidents de voiture sur les trajets entre leur domicile et le travail (1,6 % contre 0,9 % pour les autres).
Et ceux dont la consommation égale un paquet de cigarettes dans la journée, réaliseraient pas moins de 8 pauses dans la journée, ce qui représente près de 80 minutes.

Sans compter les problèmes de concentration et les arrêts maladie (19 % pour les fumeurs dans les 6 derniers mois contre 11,5 % pour les autres).

La liste des préjudices est non seulement longue, mais incrimine aussi directement les managers : les salariés fumeurs seraient 64 % à fumer sur leur lieu de travail lorsque leur responsable hiérarchique fume également, contre 51 % pour ceux dont le manager ne donne pas le mauvais exemple.

En moyenne, les non-fumeurs sont moins souvent en arrêt maladie que les fumeurs.
Compte tenu de réglementation en vigueur, il faut maintenant plus de temps aux salariés pour se rendre dans un endroit dans lequel ils peuvent fumer. Le temps des pauses en est prolongé.


la « Conference Board du Canada » a mis à jour en 2006 une formule établie en 1997 et qui montre que le coût annuel pour l’entreprise et pour chaque salarié fumeur peut s’élever jusqu’à environ 2.300 euros qui se décomposent comme suit :

Accroissement de l’absentéisme
Journées perdues (2 jours) x salaire quotidien x charges sociales
220 euros

(323 dollars canadiens)

Baisse de la productivité
Nombre moyen de cigarettes fumées hors pause (2) x 20 mns
par pause x salaire x charges sociales
2 065 euros

(3 053 dollars canadiens)

Coût des installations pour les fumeurs
Cendrier, entretien et nettoyage
15 euros

(20 dollars canadiens)

Total 2 300 euros

(3 396 dollars canadiens)


Autre fait important et souvent méconnu, les fumeurs sont plus souvent victimes d’accidents (1,4 à 2,5 fois plus d’accidents de travail par exemple) et plus sensibles aux risques de maladie professionnelle. Des coûts qui, ajoutés à ceux causés par l’absentéisme, finissent par avoir des conséquences économiques non négligeables pour votre entreprise.

(1) Sacks JJ, Nelson DE. Smoking and injuries: an overview Prev Med 1994

Plusieurs études montrent qu’une large majorité de fumeurs et de non-fumeurs préfèrent travailler dans un milieu sans fumée.
La santé et le sentiment de mieux-être des salariés entraînent un meilleur moral et une meilleure qualité de vie au travail.

Favoriser le dialogue entre les salariés, minimiser les tensions liées au problème du tabagisme, offrir un cadre sanitaire à vos employés, satisfaire les non-fumeurs, montrer votre volonté de résoudre le problème, sont autant de bénéfices liés à la mise en œuvre d’une démarche « sans tabac ».

L’entreprise qui se préoccupe de la santé de ses salariés offre une image positive.

Cette image peut lui permettre d’attirer et de fidéliser ses salariés.
En se conformant aux lois, elle fait preuve de respect…,en dépassant les exigences réglementaires, elle démontre un engagement encore plus grand envers la santé et le bien-être de ses collaborateurs.

post baser sur les traveaux et ecrits du Docteur Charles Brahmy


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